Lettre à Gaïa
Ah Gaïa ! Toi ma terre peuplée de mille merveilles, tes dunes et tes sables s’accablent de tant de carnages. Voudras-tu encore de nous dans un siècle ? Nous les hommes, prédateurs suprêmes, maîtres à ton bord, suffisants de toute puissance. L’homme a cru en son pouvoir sur toi mais c’est bien mal te connaître ! Désireux de te rendre ta liberté d’expression pourtant, mais rien n’y fait… Boule de feu susceptible, tes indigestions nous rendent la vie bien pénible ! Tu trembles, tu dégoulines… Mais tu déraisonnes ? Pourquoi tournes-tu à l’envers ? Le soleil t’a tapé sur la tête ou quoi ! De mouvance en marées, des siècles d’un laborieux ouvrage ne resteraient que poussière ? Même toi tu n’y crois pas, même Saturne rigole dans ses anneaux et Jupiter dans sa colère met une claque à la Lune… qui du coup s’enrhume, enrubannée d’épais nuages… Neptune devra mettre des lunettes pour se sentir moins bête ! Quand sonnera l’heure de la défaite… en attendant faisons la fête !
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